L’appel des 100 élus

L’APPEL DES 100
Élus et Collectif mobilisés pour un plan d’urgence sur la ligne R !

Face à la dégradation constante de notre ligne, le Collectif des usagers de la ligne R a sollicité l’ensemble des élus et des associations d’usagers (le Collectif des usagers de la ligne R bien sûr mais également Livry Environnement et le CODUT) pour cosigner un courrier à l’attention de la direction de la SNCF, dont une copie a été remise à Ile de France Mobilités. Au total, une centaine d’élus, dont le Président du Département, des parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux, et pas moins de 45 Maires se sont associés à cet appel !

C’est la première fois que le collectif arrive à rassembler si largement pour partager ensemble le même constat : la situation de la ligne R n’est plus tenable. La mobilisation exceptionnelle des élus donne du poids à notre démarche car ensemble, nous représentons des centaines de milliers de Seine et Marnais. La balle est maintenant dans le camp de la SNCF qui doit apporter aux voyageurs des solutions concrètes et immédiates !

6 sujets prioritaires ont été listés autour de la ponctualité, du confort et de l’information pour un retour à des conditions de voyage soutenables. Le courrier complet et les signatures sont disponibles ici, et vous trouverez plus bas les différentes réponses (notamment celles de la SNCF, digne d’intérêt !)

Associations d’usagers de la ligne R signataires

Collectif des usagers de la ligne R
Livry Environnement
Comité de Défense des Usagers des Transports du Seine et Marne (CoDUT)

Élus s’associant aux associations d’usagers de la ligne R

Jean-Marie ALBOUY, Président de Communauté de Communes du Pays de Montereau et 1er Adjoint au Maire de Montereau Fault Yonne
Bernard AUTHIER, 1er Adjoint au Maire de Saint Germain Laval
Michaël AYMES, Adjoint au maire de Vulaines-sur-Seine
Pierre BABUT, Maire de Souppes sur Loing
Dimitri BANDINI, Conseiller municipal d’Avon, conseiller communautaire du Pays de Fontainebleau
Jack-Alexandre BARON, Conseiller municipal délégué de la Ville d’Avon
Gilles BATTAIL, Maire de Dammarie lès Lys, vice président de l’Agglomération Melun Val de Seine, Conseiller Régional d’Ile de France
Damien BORDEREAUX, Conseiller municipal de Bois le Roi
Sylvie BOUCHET-BELLECOURT, Maire d’Héricy, vice présidente de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau
Jean Jacques BERNARD, Maire d’Esmans et président de l’amicale des maires du Pays de Montereau
Nicolas BOLZE, Maire de Voulx
Lionel BOUILLETTE, Conseiller municipal à Bourron-Marlotte
Claire BOULEY, Adjointe au Maire de Chartrettes
Yves BRUMENT, Maire de Saint-Mammès, Président du CCAS, Vice-Président de la Communauté de Communes Moret Seine et Loing, Président du SIA MLO – Saint-Mammès
Fabien BUREAU, Conseiller municipal délégué d’Avon
Michel BUREAU, Maire de Chartrettes, vice président de l’agglomération du Pays de Fontainebleau
Gilles CAUPIN, Maire de Treuzy Levelay
Patrick CHADAILLAT, Maire de Vulaines sur Seine, conseiller communautaire délégué du Pays de Fontainebleau
Brigitte CHALMEL, Conseillère municipale de Chartrettes
James CHÉRON, Maire de Montereau Fault Yonne, Conseiller Régional d’Ile de France
Bernard COZIC, Vice Président du département de Seine et Marne, Adjoint au Maire de Nemours
Pascal DALICIEUX, Maire de Blennes
Michel DANNEQUIN, Conseiller municipal d’Avon
David DE OLIVEIRA, Conseiller municipal de Bois-le-Roi
Jean Claude DELAUNE, 1er adjoint au maire d’Ury, conseiller communautaire délégué du Pays de Fontainebleau
Alain DEMELUN, Maire de la Brosse Montceaux
Marie-Laure DESANTE, 1ère Adjointe au Maire de Noisy-Rudignon
François DEYSSON, Maire de Villecerf et Vice Président de la Communauté de Communes de Moret Seine et Loing
David DINTHILAC, Maire de Bois le Roi, Vice Président de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau
Philippe DOUCE, Maire de Barbizon, Conseiller communautaire délégué du Pays de Fontainebleau
Anne DOUTRELANT, Adjointe au Maire de Chartrettes
Jacques DROUHIN, Maire de Flagy, président de l’association des maires ruraux de Seine et Marne
André DUCELIER, Maire d’Echouboulains
Richard DUVAUCHELLE, Conseiller municipal de Fontainebleau
Valérie EPIKMEN, Conseillère municipale de Moret-Loing-Orvanne
Monique FOURNIER, Conseillère municipale de Fontainebleau, Conseillère communautaire du Pays de Fontainebleau
Angélique FRAYSSE, Conseillère municipale de Bois-le-Roi
Isoline GARREAU MILLOT, Conseillère départementale du canton de Nemours et Maire de Diant
Dominique GENOT, Adjointe au Maire de Barbizon
Michel GONORD, Maire de Champagne-sur-Seine
Pascal GOUHOURY, Maire de Samoreau, Président de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau
Sylvie HENRY, Conseillère Municipale de Chartrettes
Patrick JACQUES, Maire de Montmachoux
Claude JAMET, Maire de Bagneaux sur Loing
Jean Pierre JOUBERT, Maire de Bourron-Marlotte
Virginie KAUFMANN, Conseillère Municipale de Chartrettes
Valérie LACROUTE, Députée de la 2e circonscription de Seine-et-Marne
Geneviève LAMBERT, Adjointe au Maire de Saint-Martin-en-Bière
Emmanuel LEDOUX, Maire de La Grande-Paroisse
Christophe LIGERE, Conseiller Municipal Délégué de Grez-sur-Loing, représentant de la commune au Syndicat Mixte de Transports Sud Seine-Marne
Aude LUQUET, Députée de la 1ère circonscription de Seine et Marne
Alain MARBAIX, Conseiller Municipal de Chartrettes
Anne-Marie MARCHAND, Maire de Nemours
Richard MARTINET, Conseiller Municipal de Chartrettes
Nicolas MAUCLERT, Conseiller municipal de Bois-le-Roi
Colette MELOT, Sénatrice de Seine et Marne
Vincent MEVEL, Maire de Larchant, Président de la communauté de communes du Pays de Nemours
Bruno MICHEL, Maire de Thomery
Paul MIDY, Conseiller municipal de Fontainebleau
Denis MIGUET, Maire de Cannes-Ecluse
Isabelle MILLOT, Vice-Présidente du département de Seine-et-Marne, Maire de Diant
Alain MOMON, Maire de Vernou la Celle sur Seine, Vice Président de la communauté de communes Moret Seine et Loing
Sylvie MONCHECOURT, Maire de Montigny sur Loing, Conseillère régionale
Anton MOONEN, Conseiller Municipal de Bois-le-Roi
Béatrice MOTHRE, Maire de Fontaine-le-Port
Marie-Charlotte NOUHAUD, Maire d’Avon, vice présidente de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau Marie-France OTTO-BRUCK, Adjointe au Maire de Vulaines sur Seine
Lucie PAMART, Conseillère municipale d’Avon
Nicolas PAOLILLO, Conseiller municipal de Nemours
Béatrice RUCHETON, Conseillère départementale de Seine et Marne, Adjointe au Maire d’Avon, conseillère communautaire déléguée du Pays de Fontainebleau
François ROY, 1er Adjoint au Maire d’Avon
Yves ROY, Maire de Thoury-Férottes
José RUIZ, Maire de Varennes sur Seine
Marie Claude de SAINT-LOUP, Maire de Saint Germain Laval
Michèle SALIOT, Conseillère municipale à Bois Le Roi
Roseline SARKISSIAN, Conseillère régionale Ile-de-France, Conseillère municipale Fontainebleau, Conseillère d’agglomération du Pays de Fontainebleau
Bénédicte SAVATIER, Conseillère municipale de Fontainebleau
Romain SENOBLE, Maire de Forges et 1er vice président de la communauté de communes du pays de Montereau
Patrick SEPTIERS, Président du Conseil Départemental de Seine et Marne
Laurent SIGLER, Adjoint au maire de Vulaines sur Seine, conseiller communautaire du Pays de Fontainebleau
Joëlle SOLER, Conseillère municipale de Bourron-Marlotte
Jean Louis THIERIOT, Député de la 3e circonscription de Seine et Marne, Conseiller départemental de Seine et Marne
Cédric THOMA, Conseiller municipal de Fontainebleau, conseiller communautaire du Pays de Fontainebleau
Jocelyne TIMON, Maire de Courcelles-en-Bassée
Jean-Claude TOURNIER, Maire de Chevry-en-Sereine
Catherine TRIOLET, Maire de recloses, Vice Présidente en charge des transports de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau
Frédéric VALLETOUX, Maire de Fontainebleau, vice président de l’Agglomération du Pays de Fontainebleau, Conseiller régional d’Ile de France
Xavier VANDERBISE, Maire de Courtry, Vice président du Département de Seine et Marne
Nathalie VINOT, 1ère adjointe au maire de Bois-le-Roi et conseillère communautaire du Pays de Fontainebleau
Louis VOGEL, Maire de Melun, Président de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine
Pierre YVROUD, Maire de La Rochette
Andrée ZAÏDI, Vice-Présidente du Conseil Départemental de Seine et Marne, Canton de Montereau-Fault-Yonne

La réponse de la ligne R aux élus

La réponse du collectif à la direction de la ligne R
Face à un tel déni, le collectif des usagers répond à une direction R totalement en décalage avec notre quotidien brutal pourtant détaillé par les centaines de contributions quotidiennes provenant des 4000 abonnés et illustré par 7 épisodes vidéo des carnets du report « R ». Témoignages, photos, vidéos, appui d’une centaine d’élus, rien n’y fait, ponctualité catastrophique, trains trop courts, absence d’informations à bord des trains, jusqu’où les usagers devront-ils aller pour être entendus et respectés? …

Monsieur Forgeot-d’Arc,

Nous faisons suite à votre réponse au courrier signé par une centaine d’élus du sud Seine-et-Marne, qui nous a profondément choqués, pour ne pas dire outrés. Tout d’abord, vous ne daignez même pas formuler d’excuses sur la situation rencontrée sur la ligne R, qui, nous vous le rappelons, est la pire ligne d’Ile-de-France en matière de ponctualité (et de fait, probablement l’une des pires de France). Pour preuve, votre réponse intervient moins de quatre jours après la pire des journées de février où le taux de ponctualité a frôlé les 40%. A noter que la seconde ligne la moins ponctuelle du réseau est probablement la ligne D, dont vous êtes également directeur… Votre réponse fait preuve d’une mauvaise foi et d’une arrogance face à laquelle nous nous devons de réagir. Ainsi, nous vous proposons de revenir point par point sur l’ensemble des éléments de votre réponse, en y apportant des éléments concrets et vérifiables, allant à l’encontre de ce que vous affirmez.

Concernant le mouvement social des 24 et 25 décembre 2018, nous vous rappelons en premier lieu que la SNCF et la direction de la ligne R se sont trouvées dans l’illégalité, ne respectant pas l’obligation légale imposée par l’article 7 de loi n° 2007-1224, les obligeant à fournir aux usagers un plan de transport vingt-quatre heures avant le début de la perturbation. Afin d’être informés des perturbations, le seul moyen à la disposition des usagers était l’onglet « Gares et arrêts » de l’application SNCF, qui n’offre une visibilité sur les circulations que sur deux ou trois heures maximum. Nous sommes bien loin des vingt-quatre heures de l’obligation légale ! Vous comprendrez aisément que dans un tel contexte, votre ergotage sur le nombre de trains supprimés le soir du 24 décembre est particulièrement malvenu et méprisant à l’égard des usagers. Vous trouverez en pièce jointe les témoignages de plusieurs usagers, avec photos à l’appui, qui démontrent que le nombre de trains supprimés ce soir là est bien supérieur à deux (pour rappel, un train qui subit un retard de trente minutes équivaut à une suppression puisqu’en heure de pointe, il circule sur la ligne un train toutes les trente minutes par branche). Sans parler de la situation le 25 décembre qui était encore pire que la veille…

Concernant la ponctualité de la ligne, on peut dire qu’elle s’effondre régulièrement depuis 2013, avec quelques périodes de stagnation (vers le bas) comme en 2018. Le graphique ci-joint issu du site Open Data de la SNCF en témoigne. Et avec un mois de janvier à 80%, l’effondrement semble bel et bien se poursuivre…

Concernant le suivi et la ponctualité des huit trains critiques, certes, sept trains ont vu leur ponctualité progresser, mais le fait que les statistiques de ponctualité générale de la ligne baissent considérablement sur la période novembre – décembre – janvier montre que cette amélioration est nettement contrebalancée par une dégradation du reste du service (et l’arrivée très probable de nouveaux trains critiques).

Concernant l’information voyageurs, un simple bug de l’application SNCF sur l’affichage des voies a nécessité plus de trois mois d’intervention pour être réglé, cela se passe de commentaires… (Nous avons signalé ce problème le 18 octobre, il n’a été résolu que courant janvier 2019).

Concernant la prise de parole des conducteurs à bord des trains et l’amélioration du service de bus de substitution (très récente et pas encore effective au moment où vous avez rédigé votre réponse), nous ne les avons jamais niées et n’avons pas manqué de vous remercier pour le travail effectué dans ce sens.

Concernant les toilettes, il convient de préciser qu’elles ont été supprimées à bord des trains avant même d’être déployées en gare, ce qui n’est pas normal. A ce jour, de nombreuses toilettes ne sont toujours pas déployées en gare, dont celles de Gare de Lyon qui constitue un endroit stratégique pour les usagers. Cette absence de coïncidence entre suppression à bord et déploiement en gare n’est pas acceptable, surtout sur une ligne avec des temps de parcours de près de deux heures et sur laquelle les toilettes à bord des trains n’auraient jamais dû être supprimées. Nous vous avons par ailleurs envoyé un courriel récemment pour vous informer des nombreuses anomalies – inacceptables – rencontrées sur les toilettes en gare des lignes D et R. Là encore, nous rappelons qu’au sujet des toilettes fonctionnelles en gare, il s’agit d’une obligation légale, en vertu de l’article 67 du règlement sanitaire départemental type (tout lieu destiné à recevoir du public doit être équipé, en nombre suffisant, de sanitaires).

Enfin, nous gardons le meilleur pour la fin : les trains raccourcis. Nous nous demandons comment vous pouvez oser affirmer que les trains n’ont été raccourcis qu’entre le 10 au 14 décembre, alors qu’à ce jour, le problème n’est toujours pas réglé ! Depuis début décembre et jusqu’à aujourd’hui, les témoignages sur notre page Facebook au sujet d’UM2 pour le train de 17h46 ou d’US pour le train de 16h46 pullulent (voir le dernier épisode des carnets du report »R »). Et ce ne sont là que deux exemples parmi de nombreux autres (le Montereau de 8h22, par exemple, a circulé à de nombreuses reprises en UM2 sur le mois de février). A ce jour, fin février, nous subissons encore des trains anormalement courts, ainsi que des Z2N sur l’axe Montereau alors que cette branche est censée être équipée à 100% de Regio 2N depuis décembre.

Monsieur le Directeur, vous avez raison : votre réalité n’est pas la nôtre ; la notre est celle du quotidien et surtout du terrain…

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments respectueux.

L’équipe du collectif des Usagers de la Ligne R

16 décembre 2018 – Action du collectif devant les locaux de la SNCF

19 décembre: Courrier au directeur de la ligne R suite à la réunion/action de lundi.

Destinataire : Grégoire Forgeot-d’Arc, directeur des lignes D et R ; Carol Jonard, secrétaire général de la ligne R ; Anne Bussieras, responsable des relations institutionnelles de la ligne R

Copie : IDFM ; Alain Krakovitch, directeur du réseau Transilien ; le CODUT ; Livry Environnement

Objet : Point suite à la réunion de lundi

Madame, Messieurs,

Depuis un an que nous échangeons avec vous, nous demandons constamment :

  • plus de ponctualité -> en retour, la ponctualité s’est encore dégradée cette année notamment sur les heures de pointe et les retards se sont accentués.
  • plus d’information -> en retour, on nous supprime des informations essentielles telles que l’affichage des voies de départ à Gare de Lyon sur l’application
  • une meilleure gestion des bus de substitution -> en retour, on nous allonge le temps d’attente en gare de Melun lors des travaux en soirée, et on nous génère des horaires incompréhensibles pour la branche d’Héricy.
  • plus de confort avec le nouveau matériel et plus de trains longs -> en retour, on nous met encore plus d’unités simples en heure de pointe

Enfin, en cette fin d’année, vous avez décidé unilatéralement et sans préavis de suspendre les échanges que nous avions, ce qui ne nous permet plus de vous faire remonter les (nombreuses) problématiques de la ligne. En cassant le thermomètre, vous ne ferez pas baisser la fièvre !

Nous avons alors demandé ce lundi au directeur de la ligne R, Monsieur Forgeot-d’Arc, de prendre cinq minutes avant la réunion SNCF – Usagers de la ligne R afin de venir s’engager auprès d’usagers témoins, sur cinq points précis que nous avions à lui soumettre. Devant le refus de celui-ci de se présenter face aux usagers, nous avons décidé de ne pas assister à cette réunion. D’autant plus que ces réunions, malgré nos nombreuses demandes, ne sont absolument pas préparées de votre côté, ce qui les rend trop souvent improductives.
La principale raison du refus de cette réunion est que, face à la dégradation constante et vertigineuse de la ligne R ces derniers temps, nous n’en sommes plus au stade des discussions et des explications, mais au stade des réalisations et de la concrétisation immédiate des engagements. Face à la crise majeure que connaît la ligne R depuis deux ans, nous aurions apprécié que son directeur fixe lui-même ses engagements, devant les associations et les usagers, à base d’objectifs chiffrés et concrets. Or il n’en est rien.

C’est pourquoi, par ce courrier, nous vous demandons la mise en place d’un plan d’urgence pour la ligne R avec la réalisation des cinq objectifs concrets suivants :

  1. Retour à un taux de ponctualité de 90% au printemps 2019. Cela fait des mois, voire des années, que l’on nous promet que la situation de la ligne s’améliorera avec la fin des travaux et l’arrivée du nouveau matériel. Or, vous l’avez annoncé vous-même, en 2019, le gros des travaux sera passé, et en mai la ligne sera intégralement équipée de Regio2N. C’est pourquoi l’objectif d’un taux de 90% de ponctualité à la fin du printemps 2019 nous paraît tout-à-fait raisonnable. Cet effort devra être poursuivi pour revenir à l’objectif de 93% de ponctualité à la fin d’année 2019.
  2. Retour de l’affichage de la voie de départ à Gare de Lyon sur l’application SNCF dès janvier 2019. Nous vous signalons ce dysfonctionnement de l’application, pourtant basique, depuis près 3 mois. Il est inadmissible que ce problème ne soit pas réglé à ce jour. D’autres dysfonctionnements ont également été remontés, en pure perte aussi: impossibilité de modifier
  3. Annonce systématique, notamment à bord des Regio 2N, lorsque le train s’arrête inopinément sur les voies, dès janvier 2019, afin d’annoncer la raison de cet arrêt et sa durée approximative. Vous nous aviez promis que le nouveau matériel serait communiquant et que le COT pourrait intervenir à bord des rames. Nous exigeons la concrétisation de cette promesse. Plus généralement, nous vous relançons à nouveau sur le besoin de communication auprès des usagers.
  4. Zéro US entre 6h59 et 9h51 (à l’arrivée en Gare de Lyon) et entre 16h32 et 19h32 (au départ de Gare de Lyon), dès janvier 2019. Qu’il s’agisse de Regio 2N ou de Z2N, une US sur ces créneaux horaires ne constitue pas seulement un simple enjeu de confort, mais un véritable enjeu de sécurité ! Faut-il attendre qu’un accident mortel se produise sur un quai bondé pour agir enfin et prendre le problème au sérieux ?
  5. Résolution des problèmes de bus de substitution sur la branche Héricy dès janvier 2019. Cela fait huit mois que le collectif des usagers et le CODUT vous signalent que les informations concernant les bus de substitution lors des travaux sur la branche d’Héricy sont totalement contradictoires et incompréhensibles. Nous exigeons que vous régliez ce problème dès la prochaine phase de travaux, en indiquant physiquement et sur les fiches travaux la position des points d’arrêt, ainsi que des horaires fixes et uniformisés pour les bus dans les gares concernées, accompagné bien sûr du respect par les compagnies de bus de leur obligations.

Nous attendons donc un engagement concret et rapide de votre part sur ces cinq points qui nous semblent être un minimum tout à fait réaliste, et qui sont même un devoir vis-à-vis des usagers qui payent pour ce service.

Nous passerons sur les problématiques qui en deviennent secondaires face à ces cinq points mais qui restent malheureusement de première importance : les toilettes gratuites dans toutes les gares y compris gare de Lyon en surface, un cadencement équilibré en heure de pointe (15 / 15 / 15 / 15) des temps de parcours qui n’augmentent pas, une meilleure considération de la partie de la ligne via Héricy, … En somme, nous ne demandons qu’un retour à une situation normale sur cette ligne, telle que nous l’avons connue dans les années 2012 – 2013 (nos demandes sont donc d’autant plus réalistes qu’elles étaient en application dans un passé relativement proche).

Quant à notre manière de communiquer, si vous la trouvez trop offensive, sachez qu’elle n’est que la simple représentation de ce que vous nous laissez comme possibilité de communiquer avec vous. Nous pouvons ajouter que sa comparaison avec les conditions que nous subissons quotidiennement sur cette ligne à travers ses dysfonctionnements sera flatteuse : le stress, l’humiliation, voire la maltraitance, ce qui représente de la violence psychologique. Si vous faisiez preuve d’un minimum de réflexion, de bon sens et d’analyse, vous comprendriez aisément le ton parfois exaspéré que nous pouvons employer à votre encontre… Et vous pouvez également vous rendre compte que depuis un an, nous restons dans une position constructive à attendre que vous preniez enfin en compte nos propositions qui seraient de nature à améliorer le quotidien sur cette ligne sinistrée…

Nous ne demandons pas un retour de votre part à notre courrier : cela ne résoudrait rien et de toute façon vous ne souhaitez plus communiquer avec nous. Nous ne demandons qu’une chose, qui ne prend que 4 caractères : AGIR sur les cinq points exposés ci-dessus et dans les délais impartis.

Sans concrétisation, il est fort probable que les usagers adoptent une attitude beaucoup moins constructive et positive à l’égard de votre entreprise, qui ne manquera pas d’écorner votre image de marque à laquelle vous tenez tant. Et là, vous n’aurez plus d’associations d’usagers pour canaliser cette colère…

Cordialement,
Le collectif des Usagers de la Ligne R

21 novembre 2018 – Comité intergares

Le 21 novembre, le Collectif, avec Cédric, Antoine, Romain et Patrice Vfo, était présent pour assister au comité intergares avec le directeur de la ligne R, une responsable de SNCF Réseau et Ile de France Mobilités. Beaucoup de choses ont été dites. Ce compte rendu reprend les principaux éléments mais posez vos questions en commentaire pour plus d’explications :

  • PONCTUALITÉ : A fin octobre 2018, nous sommes au même niveau que l’année dernière -> mauvais donc. A ce sujet, l’approche SNCF évolue : ils étudient maintenant les situations « train par train » et non de manière générique (certaines actions génériques fournissent quand même des résultats avec par exemple les trains techniques qui peuvent rouler à 100km/h plutôt que 60 et donc rester moins longtemps à encombrer les voies). Le 18h46 au départ de Paris Gare de Lyon par exemple.
  • REGIO2N : Moment tragi-comique. Au delà des bénéfices apportés (clim chauffage, confort) et des désavantages (absence de toilettes), nous avons relevé 2 choses. 1/ L’an prochain, des allongements de temps de parcours sont prévus car il n’y a pas la puissance électrique sur toute la ligne. Ahurissant !!! De l’ordre de +1 à +4mn au delà de Moret mais la SNCF « pensait que ce serait pire au début », que « cela pourrait être un peu moins » et SNCF Réseau a dit que tout avait été bien anticipé et qu’on le savait dès 2014 (!). Ile de France Mobilités a dit pour sa part n’avoir été mis au courant qu’en 2018… 2/ Les R2N repartent tous à l’atelier – c’est nous qui avons posé la question – mais la SNCF nous a dit que c’était normal. Problème logiciel semble-t-il mais aussi des choses plus structurelles comme par exemple le conducteur qui doit changer d’écran pour voir l’ensemble des portes lorsqu’il roule en configuration longue. Étrange.
  • INFORMATION : Nous avons râlé sur les horaires qui ne sont pas fiables à l’avance, sur l’application qui a régressé car pas d’affichage de voies (la SNCF a reconnu qu’il y avait « un bug »), sur l’appli toujours parce que les infos de dernière minute sont contradictoires, sur l’affichage en gare et sur l’appli parce que les trains en retard disparaissent. Bref, on a beaucoup râlé sur l’information… à côté de cela, les affichages en gare à partir de Melun sont plus fiables que par le passé et il y a davantage d’information (ex : les annonces pour prendre son Navigo dès le 20 du mois, les trains qui s’arrêtent en tête de quai etc).
  • GRILLE HORAIRES : Nous avons demandé de « co-construire » avec eux le SA 2020 (c’est-à-dire la grille horaire 2020) car le SA 2019 a été fait sans consulter les associations d’usagers. A date, nous n’avons toujours pas la grille horaire qui sera mise en vigueur le mois prochain ! Nous savons simplement que suite à nos demandes, le tryptique 18h07/10/13 va être revu pour éviter les retards à répétition en 18h07/12/23.
  • AFFICHAGE EN GARE : La SNCF indique que 65% des trains sont affichés + de 20mn à l’avance et seulement 1% moins de 5mn avant le départ. Il y a donc 35% de potentiel de progression ! Nous sommes favorables à ce que la voie de départ soit affichée même si celui-ci n’est pas encore à quai pour faire gagner du temps.
  • TRAIN EN TETE DE QUAI : Le lieu d’arrêt en gare va être revu pour éviter de courir en tête de quai. Nous avons demandé à la SNCF des marquages au sol indiquant où s’arrêtent les trains courts, moyens et longs.
  • TRAVAUX : les impacts travaux devraient être plus limités en 2019 (à noter quand même 9 semaines d’allongement de temps de parcours de l’ordre de +2mn30s).
  • TAILLE DES TRAINS EN POINTE : Suite à nos nombreuses remontées, la SNCF a revu le dimensionnement des trains en pointe. Voici la répartition cible, dès la fin du déploiement des Regio2N (fin avril). US veut dire 1 rame, UM2 2 rames, UM3 3 rames / train long. D’autres situations problématiques en dehors de ces horaires (ex : 20h16) ont été identifiées et devraient être traitées (le 20h16 sera en UM3).
  • R BIS : Les Maires d’Héricy et Fontaine le Port ont de nouveau demandé des trains semi-directs pour Paris. La SNCF a dit non, expliquant que sinon c’était un train de la branche « principale » qu’il fallait supprimer en substitution. Les associations d’usagers ont évoqué 2 pistes : soit un train se raccordant à Melun (mais la SNCF refuse), soit le passage d’un train se substituant à un train technique. SNCF Réseau « va regarder ».

Merci également à tous les élus présents qui montrent ainsi qu’ils n’en ont pas rien à faire de nos conditions de transport ! La députée Valérie Lacroute, la Maire d’Avon Marie-Charlotte Nouhaud et plusieurs élus Avonnais, Fontainebleau (Cédric du Collectif), le Maire de Forges (Romain du Collectif), la Maire d’Héricy Sylvie Bouchet Bellecourt, des élus de Fontaine le Port, le Maire de Bourron Marlotte et beaucoup d’autres que nous n’avons pas identifié sur le coup mais qui étaient là !

Edit : le cr de la sncf et les slides sont disponibles sur le blog de la ligne r : https://maligner.transilien.com/…/ligne-r-bilan-2018-persp…/